
Juliana n’avait pas besoin d’inventer un nouveau parcours.
Elle avait surtout besoin de mieux raconter le sien.
Dans son témoignage, on voit très bien ce moment où elle comprend que son profil ne se résume pas à un intitulé flou ou à une suite de missions. Elle travaille dans le private equity, côté marketing, communication et événementiel, mais son vrai sujet est ailleurs : faire en sorte que son expertise soit perçue à sa juste valeur.
Au départ, Juliana se présente avec un profil encore un peu dispersé.
Elle a un intitulé en anglais, du contenu en français, et plusieurs dimensions professionnelles qui coexistent : communication digitale, relations presse, branding, intelligence artificielle, diversité et inclusion.
Le problème n’est pas qu’elle en fait trop.
Le problème, c’est que tout n’est pas encore hiérarchisé.
Et c’est souvent là que les profils perdent en force.
Quand on veut parler de tout, on finit parfois par ne plus être lisible sur l’essentiel.
Juliana sent bien qu’il faut clarifier. Elle sait qu’elle vise aussi l’international, mais elle travaille à Paris. Elle comprend donc qu’un bon positionnement ne consiste pas seulement à choisir un mot plus élégant. Il faut trouver une cohérence réelle entre le marché visé, le langage utilisé et l’image qu’on veut donner.
Ce qui bloquait, ce n’était pas son niveau.
C’était le manque de focus.
Elle savait qu’elle n’était plus seulement dans du marketing au sens large.
Elle était plutôt dans du branding corporate, de la gestion de marque, de la communication et de la relation presse.
Mais tant qu’on ne le dit pas clairement, le marché continue souvent à vous ranger dans une case trop large. Et dans un environnement très concurrentiel, une case trop large peut devenir une faiblesse.
Juliana le voit bien : son profil est solide, mais il doit devenir plus net.
Plus aligné. Plus facile à comprendre en quelques secondes.
En retravaillant son positionnement, Juliana a commencé à mieux faire apparaître ce qu’elle fait vraiment.
Elle a compris qu’il fallait nommer le branding, préciser le corporate branding, donner des repères concrets sur les marques, les supports, les types d’interlocuteurs.
Et ce travail de précision change tout.
Parce qu’un recruteur ne cherche pas seulement un bon parcours.
Il cherche un parcours qui répond à une intention précise.
Juliana a aussi réalisé que certains détails peuvent renforcer la crédibilité du profil. Mentionner de grands noms de magazines ou de presse, par exemple, peut rendre le parcours plus tangible. Là encore, il ne s’agit pas d’en faire plus. Il s’agit de mieux montrer.
LinkedIn est devenu pour Julie un outil de clarification autant qu’un outil de visibilité.
Elle n’y va pas seulement pour exister.
Elle y va pour affiner, observer, repositionner.
Elle a même commencé à modifier son profil en fonction des mots-clés qu’elle repère chez d’autres profils ou dans les offres d’emploi. Cela peut sembler anecdotique, mais c’est au contraire très stratégique. Chaque ajustement rend son profil un peu plus proche du langage du marché.
Et plus le langage du marché est proche du vôtre, plus votre profil gagne en force.
Juliana n’a pas eu besoin de changer complètement de voie.
Elle a compris qu’il fallait mieux faire ressortir ce qu’elle savait déjà faire.
Son témoignage montre qu’un profil solide peut parfois paraître moins fort qu’il ne l’est réellement, simplement parce qu’il est trop flou ou trop dispersé. En clarifiant son positionnement, elle a commencé à remettre de l’ordre dans la lecture de son parcours.
Et quand un profil devient lisible, il devient plus convaincant.Quand il devient plus convaincant, il ouvre plus facilement la porte à un meilleur poste, à plus de visibilité, et souvent à une meilleure rémunération.
