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Juliana n’a pas l’air d’une femme qui subit sa carrière.
Elle a plutôt l’air de quelqu’un qui commence à la reprendre en main.
Dans son témoignage, on sent très bien ce moment où l’on cesse d’attendre que les choses s’améliorent d’elles-mêmes. Le poste évolue, la visibilité augmente, les responsabilités aussi, mais la question de fond reste la même : est-ce que tout cela suffit à justifier le salaire actuel, et est-ce que l’entreprise lui donne vraiment la place qu’elle mérite ?
Juliana travaille dans le private equity, sur des sujets de marketing, de communication et d’événementiel.
Mais sa réalité a changé quand sa collègue est partie.
Elle s’est retrouvée plus seule, plus exposée, avec un périmètre qui a pris de l’ampleur.
Autrement dit, son poste a changé de nature sans qu’elle change d’employeur.
C’est souvent à ce moment-là que tout se joue.
Quand la charge, la visibilité et la responsabilité augmentent, mais que la reconnaissance ne suit pas encore au même rythme.
Juliana dit quelque chose de très fort : elle ne veut pas que le salaire crée du désengagement.
Et derrière cette phrase, il y a une vraie maturité professionnelle.
Elle ne veut plus rester dans une logique d’attente passive.
Si l’entreprise ne peut pas lui offrir ce qu’elle estime juste, elle est prête à regarder ailleurs.
Ce type de positionnement marque souvent un tournant.
On passe d’une posture d’adaptation à une posture de sélection.
Et c’est une étape importante, surtout quand on commence à avoir de l’expérience et une vraie vision de ce qu’on veut pour la suite.
Juliana ne parle pas seulement de rémunération.
Elle parle aussi de sens.
Elle explique que certaines choses lui prennent beaucoup de temps mais lui apportent aussi de la richesse, notamment dans les associations. Et surtout, elle dit qu’elle a besoin de trouver davantage de sens dans ce qu’elle fait au quotidien.
Cette phrase est capitale.
Parce qu’elle montre que la question n’est plus seulement “combien je gagne ?”, mais aussi “pourquoi je reste ?”.
C’est souvent à partir de là que les carrières se recomposent.
On n’accepte plus un poste uniquement parce qu’il est stable ou prestigieux.
On veut qu’il fasse encore écho à ce qu’on est devenue.
Juliana réfléchit aussi à d’autres pistes, notamment à travers le coaching et un éventuel side business.
Ce n’est pas une fuite. C’est une façon d’ouvrir d’autres portes.
Elle sait que son envie d’aider les autres, d’accompagner, de transmettre, peut devenir une compétence monétisable dans un autre cadre.
Et cette idée lui permet de ne pas dépendre d’un seul modèle de revenus.
C’est une manière très concrète de reprendre de l’air.
Et dans le contexte actuel, cette capacité à construire plusieurs options devient presque une forme de sécurité mentale.
Juliana montre qu’on peut rester fidèle à soi-même tout en refusant de se contenter d’un cadre qui ne nous correspond plus totalement.
Elle ne veut pas partir dans tous les sens. Elle veut garder son cap.
Son témoignage parle donc d’argent, oui.
Mais il parle aussi d’équilibre, de projection et de choix.
Et c’est souvent là que se joue la vraie maturité professionnelle : quand on cesse d’accepter un poste simplement parce qu’il existe, pour commencer à chercher celui qui nous ressemble vraiment
