Une lecture trop individuelle
Le syndrome de l’imposteur est souvent présenté comme un manque de confiance particulièrement fréquent chez les femmes. Cette interprétation renvoie la responsabilité vers l’individu : il faudrait davantage s’affirmer, oser parler ou apprendre à croire en sa valeur.
Mais la confiance ne se construit jamais indépendamment du contexte. Lorsqu’une femme est la seule dans une réunion, la seule personne racisée dans un comité ou le seul profil atypique d’une équipe, sa parole devient plus exposée. Le sentiment d’illégitimité peut alors refléter moins une fragilité personnelle qu’une position durablement minoritaire.

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